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Les beaucerons d'une nature bien plus méfiante que les sfaxiens,
apparemment " mal informés ", étaient en un premier
lieu critiques quant à la bienfaisance de l'action des ressortissants
français en Tunisie. C'est dans cette atmosphère mouvementée
que je vis le jour en août 1957. Joseph Fouché dirigea jusqu'à sa retraite l'école
communale, assurant, en un premier temps avec son épouse, puis
seul, les programmes des cours préparatoires 1 et 2, des cours
élémentaires 1et 2, des cours moyens 1 et 2 et du certificat
de fin d'étude. En parallèle, il occupa la fonction de secrétaire de mairie. Il enseigna l'agronomie à des agriculteurs beaucerons possédant
des exploitations de 70 à 250 hectares de blé, orge, maïs
et betterave. Il gagna la confiance des parents de ses élèves et reçut les palmes académiques en fin de carrière.
Les larmes coulèrent quand Mr Abdelaziz Jaouadi, photographe à Mahdia, offrit deux agrandissements photo de la famille en 1955
Ils ont bien changé, 33 ans après, ces petits élèves qui venaient à l'école et à qui ma mère apprenait les règles élémentaires d'hygiène. Ils regardaient la Simca Aronde neuve de mes parents de leurs yeux écarquillés et envieux et ils ont maintenant des professions très respectables. Il avait commencé un livre destiné à réhabiliter son illustre homonyme, le duc d'Otrante, qui fut ministre de la police du directoire, du consulat, du 1er empire et de la restauration et qui, comme les Mattei, fit une guerre sans merci aux anglais avant de pactiser avec eux. Pour Fouché, dirigeant la France durant les cents jours, après
la défaite de Waterloo, la raison du pacte était la conservation
des frontières acquises, à la révolution, par la
jeune république dont il était l'un des principaux initiateurs
( il aurait pu être le beau-frère de Maximilien de Robespierre
). En 1990, comme dopé par la lecture du document révélateur
de Richard Carleton, mon père emmena son épouse en Angleterre,
à Arundel, berceau de ses ancêtres Carleton, où ils
retrouvèrent l'ancienne demeure de William, le père d'Edward,
devenue un grill et celle de son oncle, Edward, devenue le musée
et l'office de tourisme. Puis de retour en France, ils allèrent visiter le château
du duc d'Otrante, à Ferrières en Brie, puis partirent pour
Nantes où mon père réussit à retrouver notre
descendance de la famille Fouché. Malade, il ne put poursuivre
et affiner sa recherche et terminer son livre. Directeur d'une société d'informatique, j'avoue avoir eu
une certaine satisfaction quand j'obtins un beau contrat avec le ministère
de la coopération, puis le ministère des affaires étrangères,
pour le développement des solutions internet - intranet. Nous méritons
bien ça, avec nos 6 générations de coopérants
au Mahgreb et, de plus, Fouché n'avait jamais eu ce ministère,
réservé à Talleyrand . Guy - Joseph Fouché
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