7ème génération : 1955 - Jocelyne Fouché qui était née à Sfax quitte la Tunisie avec sa famille.
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Arbre généalogique
 


Notre famille s'établit aux portes de la Beauce, la région agricole la plus riche de France appelée le grenier de la France, près d'Etampes, à Saint - Cyr la Rivière, village protégé qui les séduit par sa vallée verte au fond de laquelle ondulent deux jolies rivières, la Juine et l'Eclimont.

Les beaucerons d'une nature bien plus méfiante que les sfaxiens, apparemment " mal informés ", étaient en un premier lieu critiques quant à la bienfaisance de l'action des ressortissants français en Tunisie. C'est dans cette atmosphère mouvementée que je vis le jour en août 1957.

Joseph Fouché dirigea jusqu'à sa retraite l'école communale, assurant, en un premier temps avec son épouse, puis seul, les programmes des cours préparatoires 1 et 2, des cours élémentaires 1et 2, des cours moyens 1 et 2 et du certificat de fin d'étude.

En parallèle, il occupa la fonction de secrétaire de mairie.

Il enseigna l'agronomie à des agriculteurs beaucerons possédant des exploitations de 70 à 250 hectares de blé, orge, maïs et betterave.
Lors d'un voyage pédagogique agricole à Mahdia, ils furent abasourdis en voyant pleurer les anciens élèves et parents d'élèves devant leur ancien directeur d'école que certains avaient déjà déifié.

Il gagna la confiance des parents de ses élèves et reçut les palmes académiques en fin de carrière.

Sylviane, Jocelyne, Monique, Christian et Guy - J
Henry et Yvonne rentrent
Guy - J, Jocelyne, Sylviane, Christian, Guy Rigal, Monique


Joseph Fouché retourna à Mahdia en 1988 où il fut reçu, comme un ambassadeur, par ses anciens élèves qui accoururent par dizaines de toute la Tunisie pour fêter son 63ème anniversaire.

Les larmes coulèrent quand Mr Abdelaziz Jaouadi, photographe à Mahdia, offrit deux agrandissements photo de la famille en 1955

Ils ont bien changé, 33 ans après, ces petits élèves qui venaient à l'école et à qui ma mère apprenait les règles élémentaires d'hygiène. Ils regardaient la Simca Aronde neuve de mes parents de leurs yeux écarquillés et envieux et ils ont maintenant des professions très respectables.

Il avait commencé un livre destiné à réhabiliter son illustre homonyme, le duc d'Otrante, qui fut ministre de la police du directoire, du consulat, du 1er empire et de la restauration et qui, comme les Mattei, fit une guerre sans merci aux anglais avant de pactiser avec eux.

Pour Fouché, dirigeant la France durant les cents jours, après la défaite de Waterloo, la raison du pacte était la conservation des frontières acquises, à la révolution, par la jeune république dont il était l'un des principaux initiateurs ( il aurait pu être le beau-frère de Maximilien de Robespierre ).

En 1990, comme dopé par la lecture du document révélateur de Richard Carleton, mon père emmena son épouse en Angleterre, à Arundel, berceau de ses ancêtres Carleton, où ils retrouvèrent l'ancienne demeure de William, le père d'Edward, devenue un grill et celle de son oncle, Edward, devenue le musée et l'office de tourisme.

Puis de retour en France, ils allèrent visiter le château du duc d'Otrante, à Ferrières en Brie, puis partirent pour Nantes où mon père réussit à retrouver notre descendance de la famille Fouché. Malade, il ne put poursuivre et affiner sa recherche et terminer son livre.
Ma mère s'occupa de ses 5 enfants, donna des leçons de piano et des leçons de tennis bénévolement à des enfants qui n'avaient pu jouer à ce sport réservé auparavant à une élite.

Directeur d'une société d'informatique, j'avoue avoir eu une certaine satisfaction quand j'obtins un beau contrat avec le ministère de la coopération, puis le ministère des affaires étrangères, pour le développement des solutions internet - intranet. Nous méritons bien ça, avec nos 6 générations de coopérants au Mahgreb et, de plus, Fouché n'avait jamais eu ce ministère, réservé à Talleyrand .

Guy - Joseph Fouché

 

 
Génération par génération :