|
Le protectorat français en 1881 va provoquer l'immigration massive
de hauts fonctionnaires, d'enseignants, de cadres, de dirigeants d'entreprise
ou d'ingénieurs de la France.
Léon Rigal, originaire de Saint Félix d'Anglars,
dans l'Aveyron, vint faire son régiment à Bône, en
Algérie. Il épousa Emilie Béatrix en 1895 qui eut
6 enfants : Georges, Léon, Emile, Paulette, Fernand et Marcel 1900.
Il dirigea la banque d'Algérie à Bône, puis à
Gafsa.
Ils eurent 4 enfants : Georges, Fernand, Marcel ( 1900 - 1986 ),
Paulette
Mort trop tôt, en 1921, son dernier fils Marcel, âgé
de 21 ans, dut s'occuper de la banque.
|
|
|
|
|
1913: La famille Rigal en tilbury
à Gafsa
|
Emilie et Léon Rigal
|
Marcel à gauche et Fernand à droite
|
Albert Morizot, avocat et magistrat, né à Château
- Renard, dans les Bouches du Rhône, devint l'inspecteur de l'enregistrement
à Djerba, Il devint substitué rétribué, juge
de paix à Sfax, Sousse, Gabès, Mahdia, Souk el Arba, puis
bâtonnier à Gafsa.
Il épousa Caroline Carleton, née en 1898 qui lui donna 4
enfants :
Henri ( 1900 - 1986 ), Yvonne ( 1902 - 1990 ), Lydie ( 1904 - 1983 ),
Paul ( 1906 - 1968)
Sa fille Yvonne, ayant eu son brevet d'arabe, était sa traductrice.
En 1905, à Zarzis, Albert Morizot possèdait une
exploitation de 50 hectares à 10 kilomètres au nord-ouest
de la ville ( El Khoyet ) et les Carleton une exploitation de 280 hectares.
En 1918, son fils aîné Henri qui l'aidait dans la propriété
s'engageant dans les spahis, Albert Morizot vendit alors sa propriété.
En 1920, 12 lots de colonie de 6065 hectares furent à vendre à
Bou-Thadi et 6 de 3000 hectares à Graiba Etat.
Il acheta deux lots de 900 hectares en s'engageant à défricher,
à suivre un contrat de complantation et à construire un
bordj doté d'un puits avant 5 ans.
Il appela la propriété ' La Provence ', en hommage à
sa région d'origine.
Henri et son père commençèrent alors la construction
du bordj et Henri dormit sous une tente.
Les investissements en matériel et les coûts de construction
furent très lourds au regard des rentrées substantielles
dues essentiellement à l'élevage et aux céréales,
les oliviers venant d'être complantés.
|
|
|
|
|
1920: Henry Morizot en spahi
|
Paul, Albert, Caroline avec leurs ouvriers
|
Henry et Albert (sondage pour puits 45m)
|
|
|
|
|
|
Paul, Henry, Caroline et Albert
|
Le bordj
|
terminé
|
Les résultats de la fin des années 30 ne furent pas favorables
.
En 1939, ce fut la mobilisation générale : Henri fut mobilisé
de septembre 1939 à juillet 1940.
Son père décida alors de vendre la propriété
au propriétaire voisin, Monsieur Emile Rendu.
Les deux guerres et les efforts d'arrosage trop peu récompensés
dans cette région de basse pluviométrie eurent raison de
ces pionniers.
Albert Morizot décéda chez son fils Henri, au Chahal, en
1948, après Caroline décédée à Tunis.
|
|
|
|
|
|
Albert Morizot
|
Caroline
|
Cyrus Carleton, père de Richard
|
Evelyne
|
Caroline décéda avant son époux.
Son frère Cyrus Carleton épousa Ada Kloth qui lui donna
3 enfants :
Richard 1934, Elvire et Suzy
Sa soeur Evelyne et Ernest Chapotot eurent 2 enfants : Yvette et Gisèle
Son frère William et Marie Murry eurent 3 enfants : Gaby, Daisy,
Emilie.
|